Bienvenue dans mon brave space - Épisode 1 du podcast La ligne diagonale

Bienvenue dans mon brave space! – Lancement du podcast La ligne diagonale

Ça y est! Le tout premier épisode du podcast La ligne diagonale, animé par moi, Annie Picard, de Slasheuse.co est en ligne! 

Je brise la glace pour te présenter le projet, ses objectifs et déjà prendre une entente avec toi. Ben oui, dès le premier épisode, je te propose déjà un contrat. T’en fais pas, les termes sont flexibles, tout comme la ligne éditoriale du podcast. 

Si tu te demandes c’est quoi ça, une slasheuse? Et comment mon militantisme a influencé ma business? Mets ça dans tes oreilles!

*Il n’y aura pas de scripts des épisodes avec le mot à mot, mais les grandes lignes (diagonales) de ce qui a été dit seront toujours présentes dans les show notes comme celles-ci. 

C’EST QUOI UNE SLASHEUSE?

Une slasheuse, ou un slasheur, c’est une personne multipotentielle. En d’autres mots, c’est quelqu’un qui est intéressé par plusieurs sujets, plusieurs emplois ou plusieurs hobbies. On fait partie des gens qui ne se reconnaissent pas dans l’idée de choisir une voie unique et de la suivre ad vitam eternam.

On dit “slasheur” parce que ça fait référence au slash qui sépare nos différents chapeaux. On pourrait dire, par exemple, Rédactrice web / gestionnaire d’événements / clown. (Pourquoi pas?)

Et c’est en m’interrogeant sur mes propres “slash” que je me suis posé beaucoup de questions sur la possibilité d’être entrepreneuse / militante. Je me suis demandé : est-ce que c’est possible d’à la fois trouver que le système capitaliste est problématique, ET de mettre sur pied une entreprise?

Et c’est comme ça que l’idée du podcast a germé.

OBJECTIFS DU PODCAST

En résumé, je démarre ce podcast non pas pour imposer mes points de vue, mes valeurs ou un agenda politique, mais plutôt parce que je veux faire un peu mieux, chaque jour, pour mettre de l’avant mes valeurs de respect, d’inclusivité et de bienveillance dans mon travail et dans le monde des affaires en général.

Bref, j’anime pas le podcast parce que j’ai toutes les réponses. Je l’anime parce que j’ai beaucoup de questions. Et j’aimerais ça qu’on puisse ensemble s’interroger sur des façons de faire mieux. 

Je veux qu’on échange sur des pratiques entrepreneuriales éthiques et respectueuses de l’humain. Je veux qu’on parle de redistribution des richesses et de comment on peut faire en sorte que d’avoir une entreprise profitable ne servent pas seulement à s’acheter des maisons de millionnaires, mais plutôt à servir la communauté.

Je me demande : 

  • Comment est-ce que je peux me proclamer militante ET faire de l’argent
  • Comment est-ce que je peux avoir une entreprise qui est profitable sans exploiter à mon tour des employés, des fournisseurs, des clients?

Cette dualité-là a longtemps fait en sorte que j’ai eu de la difficulté à prendre ma place. Parce que, comme je le dis dans l’intro du podcast, je me sens comme une imposteure autant quand je suis avec des amis anarchistes très anticapitalistes que quand je suis avec des entrepreneurs qui parlent d’argent, de profit, de money mindset et tout ça.

Parce que je ne me reconnais pas à 100% ni dans l’un ni dans l’autre. Et donc, pendant longtemps, je ne me suis pas assumée ni comme entrepreneuse, ni comme militante.

Je me dis que je suis probablement pas toute seule à feeler comme ça, right? 

J’ai commencé à vraiment me sentir mieux avec moi-même quand je me suis dis “You know what” je vais être les deux. Et je vais faire de mon mieux dans les deux, même si c’est pas parfait.

Est-ce que c'est possible d'à la fois trouver que le système capitaliste est problématique, et de mettre sur pied une entreprise?

Mon but avec le podcast, c’est d’ouvrir les discussions sur le féminisme, l’antiracisme, l’inclusivité, l’anarchisme, la coopération, la richesse, l’éthique.. en sachant qu’éventuellement, c’est SÛR que je vais me mettre un pied dans la bouche.

J’ai des angles morts. J’ai des privilèges qui m’aveuglent sur certains trucs. Je n’ai pas des connaissances poussées sur TOUS les sujets du monde. Je vais me tromper de mots. Ma pensée ne sera peut-être pas toujours 100% claire. J’aurai pas des solutions pour tout.

Vous serez pas toujours d’accord avec moi.

Je serai pas toujours d’accord avec vous.

Je serai peut-être même pas toujours d’accord avec mes invités.

Pis soooo what. 

Mais pour que ce projet-là fonctionne, il faut qu’on prenne ensemble une entente. Il faut qu’on fasse du podcast un espace courageux, un safe space.

LA DIFFÉRENCE ENTRE UN SAFE SPACE ET UN BRAVE SPACE

Pour bien comprendre ce qu’est un brave space, je pense qu’il faut commencer par parler du concept de safe space. 

SAFE SPACE

Le safe space, c’est un concept qui est apparu dans les milieux LGBTQ2S+

C’est un espace qui n’est pas physique, dans le sens que ce n’est pas une pièce ou un endroit en particulier, mais plutôt un espace social sécuritaire dans lequel il n’y a pas d’attaques ou de microagressions envers les personnes issus des minorités, que ce soit à cause de la couleur de leur peau, de leur orientation amoureuse, sexuelle ou de genre, et pas non plus de victim blaming (ça c’est quand on blâme consciemment ou inconsciemment les victimes pour ce qu’elles ont subit.)

Dans un safe space, on s’assure que personnes ne puissent se sentir attaqués ou qu’il n’y ait aucun élément déclencheur qui puisse rappeler des événements traumatiques. Les fameux triggers warnings.

C’est un endroit qui peut être utilisé pour s’isoler des gens qui ne sont pas d’accord avec nous pour se ressourcer et ne pas avoir à sentir qu’on doit se justifier, argumenter ou même valider notre existence.

Ce que les safe space ont amené, en contrepartie, c’est que des personnes plus conservatrices se sont mises à dire le fameux “On peut pu rien dire”. “On peut pu avoir de débat”. Les gens sont donc ben “sensibles”, etc. 

Et du côté des gens qui veulent bien faire, certaines personnes se sont mises à avoir peur de faire des erreurs en utilisant un mauvais terme ou en faisant une gaffe. Ça a créé une espèce de peur de faire du mal en voulant faire le bien.

Je vais mettre ça au clair. Je suis 100% pour l’existence de safe space. La vie est souvent difficile et c’est essentiel à mon avis d’avoir des endroits où on est certain que tout le monde va se sentir bien. C’est reposant, c’est positif.

BRAVE SPACE

Le brave space, quant à lui, encourage un peu plus le dialogue, tout en tenant quand même responsable les personnes qui s’expriment. Donc, on ne dit pas non plus n’importe quoi dans un brave space.

Mais ce que ça permet, un brave space, c’est de prendre des risques. Ça permet de se préparer au conflit social dans une société inégalitaire et discriminatoire. C’est un espace pour développer la discussion critique et son pouvoir d’agir.

Pour que ça fonctionne, il faut quand même qu’il y ait une étiquette et certaines lignes de conduites à suivre.

Donc, j’aimerais qu’on prenne un espèce de pacte informel, un secret handshake moral, entre vous, les auditeurs, les invités et moi-même, de faire de ce podcast un espace courageux, un brave space.

J’ai des guidelines pour nous aider.

Pour ces guidelines-là, je me suis fortement inspirée de celles de l’Alliance of White Anti-Racists Everywhere de Los Angeles, parce que je trouve qu’elles sont très bien formulées. 

7 RÈGLES DE CONDUITE POUR LE PODCAST

1.Accueillir différents points de vue

On veut poser des questions pour mieux comprendre les désaccords.

2. Se responsabiliser par rapport à nos comportements et nos paroles

Assumer que ce qu’on dit et fait au quotidien ont des impacts sur les autres.

3. Reconnaître nos privilèges

C’est quelque chose dont on va souvent parler sur le podcast, la notion de privilèges, parce que ça suscite beaucoup de conversation.

4. Prendre des risques

Je veux que tout le monde puisse apporter sa contribution à la discussion même si la formulation ou la terminologie n’est pas parfaite. Je veux qu’on assume des intentions bienveillantes malgré certaines gaffes qui pourraient se produire. Je préfère que quelqu’un ose partager son point de vue en utilisant un mot qui n’est pas tout-à-fait exact, et qu’on fasse la correction dans le respect, que quelqu’un se taise parce qu’il a peur.

5. Accepter d’être remis en question

Trouver des moyens de remettre en question les autres de manière respectueuse, mais aussi d’être ouvert à la remise en question de nos propres opinions.

6. Remarquer quand on tombe sur la défensive et se questionner sur le pourquoi

S’interroger sur les sources de nos réactions et réfléchir avant de commenter quelque chose de pas nice. 

7. Vulgariser les concepts

Je ne veux pas que ce podcast devienne de la masturbation intellectuelle d’universitaire. Si vous êtes obligé de googler en même temps que vous écoutez pour comprendre un mot ou quelque chose, j’ai échoué ma mission. Je veux que ça soit simple et accessible.

Mais surtout, je veux qu’on aille du fun. Oui on va parler de sujet sérieux, mais on est pas icitte pour se faire chier.

7 règles de conduite dans un brave space

UN GRAND MERCI À CES FEMMES

JINGLE PAR LE BAND PUNK FÉMINISTE BAD SKIN 

Le jingle est une composition originale du groupe Bad Skin. Ce groupe punk rock québécois 100% féminin et féministe a lancé son dernier EP Live Fast Die Punk en 2021. Je vous invite à aller écouter ça et à les suivre sur Facebook et Instagram.

Jingle du podcast par Bad Skin Band

PHOTO PAR MARRIE-ÈVE LARENTE

C’est Marrie-Ève Larrente qui a su immortaliser ma face pour l’image de cover du podcast, ainsi que pour les photos des épisodes futurs. Une photographe qui m’a permise d’être bold et qui saisi l’essence de ma personnalité. Visitez son site et suivez-la sur Instagram

MAQUILLAGE ET COIFFURE PAR GABBIE MACGUIRE 

Quel bonheur d’avoir eu la chance d’être traité comme une star par Gabbie McGuire, qui a pris soin de mes (indomptables) cheveux et de mon maquillage lors du photoshoot. Découvrez son portefolio et suivez-là sur Instagram.

DESIGN GRAPHIQUE PAR ESTÉE DAUPHIN

Estée est derrière l’image de marque de mon entreprise et il était hors de question que je lance ce projet sans sa touche magique. Découvrez son portefolio sur son site et abonnez-vous à son Instagram

MENTIONNÉS DANS L’ÉPISODE

 

  

Annie Picard 

Annie Picard est rédactrice Web depuis 2014. Spécialisée en rédaction optimisée pour les moteurs de recherche, elle crée du contenu qui performe bien sur Google et sur Pinterest. Freelance, elle travaille avec les solopreneurs, les petites entreprises, les coopératives et les OBNL en écrivant des textes pour leur site Web et en leur offrant des formations spécialement créées pour eux. Quand elle n’est pas devant un ordinateur, vous la verrez en patins à roulettes aux pieds, dans un parc, une bière à la main ou en voyage à l’autre bout du monde.

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